Les 7 royaumes : Le sanctuaire du Grand Arbitre

Le sanctuaire du Grand Arbitre

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Banques grimbliennes

Notes

Au cœur du quartier gobelin de la Main d’Or, les Banques grimbliennes forment l’un des ensembles architecturaux les plus extravagants de Prima. Elles ont été construites avec une intention évidente : rappeler à tous ceux qui les regardent que Grimblek est désormais le Premier Royaume et qu’il entend bien le montrer.


Les établissements rivalisent donc volontairement de richesse. Ce sont d’imposants bâtiments aux formes originales, généralement assez massifs et rectangulaires, dont les façades sont couvertes de marbre, d’or et de pierres précieuses. Chaque banque cherche à posséder sa propre identité : l’une se pare d’émeraudes et de nuances vertes, une autre de rubis rouges, une autre encore de saphirs bleus ou d’améthystes violettes. Certaines décorations sont tellement chargées que les Élysariens les trouvent franchement vulgaires.


Pour les Gobelins, c’est précisément le but.


Les façades sont protégées par des gardes grimblien lourdement armés et par différents systèmes de sécurité. Derrière les grands comptoirs travaillent des dizaines de banquiers, comptables, changeurs et courtiers. Les sous-sols renferment d’immenses coffres-forts, où sont conservés monnaies, bijoux, titres de propriété et biens confiés par les plus riches familles du continent.


Les banques ne servent d’ailleurs pas uniquement à conserver de l’argent. Elles accordent des prêts, financent des caravanes et des expéditions, assurent des cargaisons, changent les monnaies des Sept Royaumes et investissent dans des entreprises parfois situées à des centaines de kilomètres de Prima.


La Main d’Or est ainsi devenue un véritable centre financier de la capitale. Nobles élysariens, commerçants zahrakiens, industriels sombraliens et riches aventuriers viennent négocier avec les banquiers gobelins.


Cette présence est parfois mal vécue par les habitants de Prima. Certains considèrent ces immenses façades couvertes de pierres précieuses comme une véritable provocation grimblienne, d’autant que plusieurs quartiers populaires voisins vivent dans une grande pauvreté.